L’ÉDITO DE BERNARD LAPORTE

Chers amis,

Cela fait des mois que je me bats pour que le vote décentralisé soit enfin mis en place afin que vous puissiez voter en toute sérénité et en toute transparence. Le 2 septembre dernier, Pierre CAMOU annonce que cela ne pourra pas se faire, faute de temps tout en rappelant qu’il était à l’origine de ce projet et regrettait ce contretemps…

Je suis atterré par cette tromperie ! Certes, il est bien à l’origine du projet qui date de juillet 2013, mais il n’a jamais cherché à le mettre en œuvre. En décembre 2015, il a même tenté de faire définitivement abandonner le projet en assemblée générale extraordinaire de la FFR. Heureusement, grâce à notre action, les clubs se sont opposés à cette mesure. Pierre Camou a été mis en échec et sa proposition d’enterrer le vote décentralisé a été rejetée.

Depuis ce jour-là, j’ai poursuivi mon action avec le club de l’US Seynoise et j’ai engagé en mai 2016 une procédure judiciaire afin de rompre l’inertie de la FFR et mettre en place cette mesure démocratique. Par ailleurs, le ministère des Sports en personne s’est prononcé une nouvelle fois par écrit en juin 2016 pour autoriser et encourager la mise en œuvre du vote décentralisé. Là encore, sans aucune réaction de la part de la FFR. Je vous laisse juge de l’immobilisme du président CAMOU qui continue à nous tromper et à se comporter d’une manière omnipotente et dépassée sans aucun scrupule vis-à-vis des licenciés.

Il n’est pas inutile de rappeler que plusieurs autres fédérations ont mis en place le vote décentralisé. Techniquement, c’est une opération qui prend quelques semaines en comprenant le délai de passation d’un marché public. Il existe plusieurs prestataires pour cela et le coût moyen revient à 5 euros par électeur.

Au départ, Pierre CAMOU était favorable à cette réforme, surtout parce qu’il pensait être seul à se présenter. Mais lorsque d’autres listes se sont déclarées pour changer le rugby, alors, le président a fait marche arrière, a cherché à gagner du temps afin de bien contrôler les votes. Je vous laisse juges de ces méthodes.

Tout comme vous, je le dis et je le répète pour la bonne santé de notre sport, je n’en veux plus ! Le vote décentralisé, le Grand stade (voir plus bas) sont des sujets où les mensonges se succèdent…

Je continuerai à me battre pour au moins remettre de la démocratie dans cette fédération.

Bernard Laporte

 

DÉCRYPTAGE – Grand Stade

– 561 EUROS PAR LICENCIÉ –

C’EST CE QUE LE GRAND STADE VA COÛTER À LA FÉDÉRATION

AVANT DE DÉGAGER SON PREMIER BÉNÉFICE…

 

« Le grand stade n’aura aucun impact sur le financement du rugby amateur » peut-on lire sur le site internet de la fédération française de rugby (FFR).

« Cela ne va pas grever le futur, c’est certain », affirme dans la presse Christian Garnier, directeur de campagne de Pierre CAMOU et actuel trésorier général de la Fédération, celui-là même qui a reconnu en assemblée générale de la fédération le 2 juillet dernier une erreur de 5 millions d’euros dans la présentation du budget de la fédération.

VOICI LES CHIFFRES QUI PROUVENT LE CONTRAIRE

130 MILLIONS D’EUROS : c’est de la bouche même de Pierre CAMOU ce que la FFR peut investir elle-même dans ce projet (30 millions de trésorerie et 100 millions de vente de placements)

75 MILLIONS D’EUROS : c’est ce que la FFR va « mettre sur la table » au début du projet, soit :

  • autant que ce que la Caisse des Dépôts s’est engagée à mettre (participation « d’un niveau comparable à celui de la FFR » selon Pierre CAMOU)
  • la moitié de ses fonds propres disponibles

52,5 MILLIONS D’EUROS PAR AN : l’estimation des rentrées d’argent du grand stade (cash-flows), jugée « optimiste » par la Cour des comptes, qui relève qu’une part importante de ces revenus n’est pas documentée

38,7 MILLIONS D’EUROS PAR AN : le remboursement du prêt de 450 millions d’euros sur 20 ans à 6 % que la FFR compte faire (source : dossier de financement du grand stade)

24 MILLIONS D’EUROS PAR AN : le coût de l’entretien du stade (source : dossier de financement du grand stade)

10,19 MILLIONS D’EUROS PAR AN : ce que le stade va coûter par an à la FFR pendant 20 ans (les revenus moins le remboursement du prêt et l’entretien)

7 ANS : c’est le nombre d’années pendant lesquelles la FFR peut assumer ce coût du stade avant d’avoir dilapidé son reste de fonds propres et de ne plus avoir aucune réserve financière ni aucun fonds de roulement (ce qui signifie un risque accru d’insolvabilité)

21 ANS : c’est le nombre d’années avant qu’un premier bénéfice réel ne vienne alimenter la trésorerie de la FFR, soit après 14 ans sans aucune trésorerie

10 EUROS DE MOINS PAR LICENCIE : c’est le montant de la baisse des subventions de la FFR aux clubs pour qu’elle puisse conserver un « fonds de roulement » (c’est une obligation comptable) identique à celui de 2015

Pour votre club, faites le calcul…

Finalement, le dernier mot revient à Pierre CAMOU lui-même, qui reconnaît que la situation n’est pas tenable en déclarant à la presse le 2 septembre dernier qu’il doit encore faire un tour de table pour trouver des investisseurs « pour ne pas avoir de charges insurmontables », ce qui est pourtant le cas aujourd’hui. Quel aveu !

Le grand stade ne dégagera un vrai bénéfice qui restera dans les caisses de la FFR qu’à partir de la 21e année d’exploitation, car pendant les 20 premières années, tout bénéfice servira à rembourser les dettes contractées (durée du prêt : 20 ans).

Pendant les 20 premières années d’exploitation,le grand stade coûtera 10,19 millions d’euros par an.

 

LA PRESSE EN PARLE

La République du 77 

http://www.larepublique77.fr/2016/07/05/grand-paris-sud-le-grand-stade-profitera-t-il-vraiment-aux-senartais/

Le Rugbynistere 

http://www.lerugbynistere.fr/news/la-ffr-en-danger-selon-le-rapport-confidientiel-de-la-cour-des-comptes-sur-le-grand-stade-1908161218.php

 

AGENDA

À suivre

– 13 Septembre – Rencontre avec les clubs du Comité de Drôme-Ardèche à Teil

– 15 Septembre – Entrainement dirigé et rencontre avec les clubs du Cher à Bourges

– 20 Septembre – Rencontre avec les clubs du Comité de Bretagne à Lannion

 

– 21 Septembre – Rencontre avec les clubs de Seine-et-Marne à Coulommiers

– 23 Septembre – Rencontre avec les clubs de Hauts-de-Seine à Clichy