Le candidat Bernard Laporte bat la campagne à Lavaur

Article paru le 9 mars 2016 sur ladepeche.fr

Bernard Laporte avec son staff de campagne dont Serge Simon, son directeur de campagne./ Photo DDM, Richard Schittenhelm

Prolixe, Bernard Laporte parle aussi vite qu’un ailier à deux mètres de la ligne d’essai. Il parle vite. Et bien? Dans tous les cas, il a de la suite dans ses idées. Hier, le manager du Racing-club de Toulon achevait son tour de France provincial à Lavaur. Entamé il y a quelques mois dans la ville voisine de Gaillac d’où il est originaire, c’est donc dans une autre cité tarnaise que le candidat Laporte à la présidence de la Fédération Française de rugby, a rassemblé, lors d’une réunion publique, de nombreux présidents de clubs de la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées.

Son crédo : «la fédé a besoin de démocratie! C’est incroyable, en 50 ans, une seule fois, en 1991, il y avait deux listes. Depuis… Une seule liste! Au moins, avec ma candidature, ça a libéré les énergies et les ambitions, puisqu’à l’heure où je vous parle, nous sommes toujours quatre en lice.»

«Je vais gagner»

Bernard Laporte en fait des tonnes pour brosser dans le sens du poil les présidents des clubs amateurs. Il résume leurs difficultés en une seule phrase : «90% d’emmerdes, 10% de plaisir». Les amendes qui pleuvent à tour de bras sur les petits clubs, la non prise en compte des spécificités des différentes régions, des formations ubuesques construites en dépit du bon sens… La liste est longue des griefs dont Bernard Laporte se veut le porte-voix. «Davantage d’autonomie», dit-il, répète-t-il, martèle-t-il, «pour les clubs». Quand on lui pose la question de savoir si la gestion actuelle du rugby français lui rappelle le pays du soviet, il penche un peu la tête, mais reste loin de dire non catégoriquement. Et il s’emporte, et il s’enthousiasme, et l’heure tourne… Les organisateurs s’affolent, il doit tenir une réunion publique et il n’a pas encore abordé la question du grand stade lors de cette conférence de presse : «600 millions d’euros sans les intérêts, une hérésie». Il n’hésite pas à vous prendre à témoin : «Imaginez le stade de France sans la fédération française de rugby : il n’a plus de raison d’être.»

Deux mots sur le rugby professionnel, une phrase sur l’équipe de France, hier soir à Lavaur, c’était l’agonie, selon ses termes, des clubs amateurs, qui était au centre de la pensée de Bernard Laporte. Sans prendre le temps de s’arrêter à l’apéritif dînatoire : «je suis trop vieux pour les troisièmes mi-temps», le candidat est déjà parti pour rejoindre la halle aux Grains, où sa réunion avec les présidents des clubs régionaux va débuter. «Je vais gagner», lâche-t-il.

Consulter l’intégralité de l’article ici.