Pierre Camou-Bernard Laporte: Mêlée ouverte à la tête de la FFR

Article paru le 6 novembre 2015 sur lemonde.fr

Après la cuisante défaite des Bleus lors de la Coupe du monde de rugby, la guerre de succession est déclarée au sein de la Fédération, où des élections sont prévues en décembre 2016.

Pierre Camou

Banquier basque. A 70 ans, et malgré deux mandats à la tête de la FFR, Pierre Camou demeure un homme secret. Basque, banquier de profession, rugbyman amateur, il devient vice-président de la FFR en 2000 et responsable du centre national du rugby de Marcoussis (Essonne).

« Ami » de Serge Blanco. En 2008, Pierre Camou est élu, à l’unanimité, président de la FFR. Il est souvent présenté comme un proche de Serge Blanco, vice-président, surnommé « Don Sergio » pour sa capacité à régenter les instances en sous-main et avec poigne.

Promoteur du grand stade. C’est le grand dessein de sa présidence : l’édification en banlieue parisienne d’un stade privé consacré au rugby français. Coût annoncé : 600 millions d’euros. Le projet peine à trouver son financement et est remis en cause par Bernard Laporte.

Candidat mystère. Silencieux après la déroute des Bleus en Coupe du monde, il finit par reconnaître « un échec total ». Selon Laporte, il aurait annoncé qu’il ne briguerait pas un troisième mandat à la tête de la FFR. Mais il n’a ni confirmé ni infirmé officiellement.

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Bernard Laporte

Enfant d’Ovalie. Né à Rodez (Aveyron) il y a 51 ans, Bernard Laporte commence le rugby à Gaillac (Tarn) et devient champion de France en 1991 avec l’équipe de Bègles, dont il est capitaine. Il emmènera son épouse en lune de miel à Toulon, afin d’étudier les méthodes du club.

Entraîneur entraînant. Il signe au Stade français en 1995, alors en troisième division, et le propulse champion de France en 1998. Puis il devient sélectionneur du XV de France (2000-2007), et entraîneur du RC Toulon, triple champion d’Europe (2013, 2014, 2015) et champion de France (2014).

Ministre discret. Soutien de Nicolas Sarkozy en 2007, il devient secrétaire d’Etat aux sports. Rama Yade le remplace en 2009.

Candidat iconoclaste. Le 1er septembre 2015, il inaugure sa campagne en qualifiant la fédération, de « forteresse imprenable, méprisante, sourde ». Il réclame la démission de Pierre Camou et demande à ce que la campagne « soit empreinte de dignité ». De quoi surprendre venant de celui qui avait traité l’arbitre Laurent Cardona de « pipasse » et de « nul » en 2014.

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